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L’évolution des stratégies du Blackjack
Le Blackjack tire ses origines de deux jeux français, l’un se nomme le Chemin de fer l’autre la Ferme française. Au départ, il est pratiqué sous le nom de vingt-et-un ou twenty-one. Le jeu tire son nom actuel d’une variante qui était pratiquée dans les casinos d’Amérique. Elle offrait une belle récompense aux joueurs qui obtenaient un valet et un as de pique. Comme le valet se dit jack en anglais et que le pique est de couleur noire, black, on a appelé le jeu Blackjack. La variante n’existe plus mais le terme est resté.
L’apparition de la stratégie de base
Dans les années 60, certains mathématiciens commencent à s’intéresser au Blackjack. Peu à peu, ils vont élaborer une technique de jeu, appelée stratégie de base, qui permet de réduire l’avantage de la maison. Jusqu’ici, les casinos gagnaient beaucoup d’argent des tables de Black jack. En 1956, un certain Roger Baldwin publie un article dans le journal de l’association américaine de statistique. Le texte se nomme The optimum strategu in Black-jack ou stratégie optimale au Black-jack. Il propose un système se servant des statistiques pour augmenter les chances de gagner.
L’invention du comptage de cartes
En 1962, un autre professeur, Edward O. Thorp, invente une stratégie qui sa révolutionner la pratique du Black jack. Elle consiste à compter les cartes. Elle est décrite dans un livre, Beat the dealer ou battre le donneur, qui connaît un succès fulgurant. En réponse à ces textes leur abaissant leur avantage, les casinos font évoluer les règles du jeu en leur faveur. Devant le boycott et les protestations des joueurs, ils sont obligés de faire machine arrière.
La multiplication des livres de stratégies
D’autres livres de stratégies sortent, au fil des ans. Des techniques encore plus sophistiquées sont inventées. Des ouvrages comme Playing the black-jack as a business soit Jouer au black-jack comme un business de lawrence Revere ou Winning blackjack c’est-à-dire Black-jack gagnant de Stanley Roberts offrent même la possibilité de vivre grâce aux gains remportés à ce jeu. Durant cette période, le Blackjack gagne en popularité. Il devient même plus pratiqué que le Craps dans les casinos du Strip de Las Vegas dans le Nevada. Dans les années 70, les ordinateurs permettent d’effectuer des calculs complexes. Ils sont utilisés pour améliorer les techniques de jeux. Ainsi, des stratégies toujours plus efficaces sont mises au point. Pour contrer ces systèmes, les casinos introduisent dans les sabots des tables de Blackjack plusieurs paquets de cartes, ce qui complexifie toute tentative de les compter.
Le cas Ken Ushton
L’un des premiers gagnants mythiques se nomme Ken Ushton. En 1977, il utilise 5 ordinateurs cachés dans les chaussures de complices pour simplifier le comptage de cartes. Ce stratagème lui rapporte plus de 100 000 dollars en quelques semaines. Il a dû arrêter quand un des casinos comprend sa technique. La justice n’a pas jugé coupable Ken Ushton. Pourtant, les casinos le placent sur leur liste noire. N’acceptant pas cela, ils les accusent de violation de ses droits civiques. En 1987, il est retrouvé mort à Paris, sans qu’aucune cause probante ne puisse expliquer son décès.
La réponse des casinos
Les gains mirobolants enregistrés par Ken Ushton font des émules, ce qui inquiète les casinos. Ces deniers augmentent encore le nombre de paquet de cartes contenu dans un sabot. De 4, il passe à 5, 6 ou même 8. Ils décident aussi de couper le jeu et de la battre dès que la moitié ou les trois quarts des cartes ont été distribuées. Avec ces mesures, il devient de plus en plus difficile de battre la banque au Blackjack. Pourtant, cela est encore possible, notamment avec le système de comptage de cartes nommé Hi-OPT II, publié en 1976.
mardi 17 février 2009

